Déclaration du collectif « l’éducation est notre avenir »

24 février 2012
Par

Paris, le 23 février 2012

Déclaration du collectif « l’éducation est notre avenir »
Système éducatif :
pour un collectif budgétaire pour la rentrée 2012
pour une loi d’orientation et de programmation

La dĂ©clinaison des suppressions massives de postes dans les Ă©coles, collèges et lycĂ©es -notamment professionnels- pour la rentrĂ©e 2012 est maintenant connue : partout elle se traduit par de nouvelles dĂ©gradations des conditions d’apprentissage des Ă©lèves et de travail pour les enseignants. Partout les dispositifs mis en Ĺ“uvre pour faire rĂ©ussir les Ă©lèves sont mis Ă  mal. Partout ce sont les Ă©lèves les plus dĂ©favorisĂ©s qui en paieront le prix fort, alors que jamais les inĂ©galitĂ©s n’ont Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©es.

Ces suppressions interviennent de plus dans un contexte oĂą c’est l’ensemble de la politique Ă©ducative (contenus d’enseignement, Ă©valuations, organisation du système, formation des enseignants…) qui aggrave la situation de l’Ecole.

Mais cette politique se heurte Ă  une montĂ©e importante des mobilisations et le dĂ©but de 2012 est marquĂ© par des initiatives revendicatives multiples rassemblant très souvent personnels, parents et lycĂ©ens (occupations, rassemblements, nuits des Ă©coles, opĂ©rations « coeurs rouges » et autres « coups de froid sur l’Ă©ducation », dĂ©lĂ©gations, confĂ©rences de presse, grèves, manifestations, vote contre les DHG dans les conseils d’administration des collèges et lycĂ©es, refus collectif des heures supplĂ©mentaires, organisation de contre-CDEN ou de comitĂ©s de Salut public…). Elles traduisent le refus de toute la communautĂ© Ă©ducative d’une politique de rĂ©gression pour les Ă©lèves et pour le système Ă©ducatif et l’exigence de remise en cause de diffĂ©rentes rĂ©formes mises en place pendant le quinquennat qui s’achève.

Les organisations rĂ©unies dans « le collectif l’éducation est notre avenir » appellent Ă  poursuivre et amplifier les mobilisations notamment contre les suppressions de postes en 1er et second degrĂ©, les gels de postes dans les universitĂ©s, la destruction des RASED et de dispositifs pĂ©dagogiques alternatifs, l’imposition d’heures supplĂ©mentaires aux enseignants, la dĂ©gradation des conditions de travail, cela en s’efforçant de construire des centralisations dĂ©partementales sous des formes Ă  dĂ©cider localement. Il est indispensable d’interpeller les directeurs acadĂ©miques des services de l’Éducation nationale, les Recteurs, le Ministre et les Ă©lus, notamment dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs ainsi que les candidates et candidats qui briguent les suffrages des citoyens-es.

Il s’agit de peser pour :
·        le rejet des suppressions de postes,
·        un collectif budgétaire permettant des mesures d’urgence dès la rentrée 2012,
·        une loi d’orientation et de programmation pour une politique scolaire et universitaire radicalement nouvelle,
·        l’ouverture d’un véritable dialogue social.

Bien cordialement,
Jean-Jacques HAZAN,
Président

 Texte du collectif

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